"L'imprimerie a permis au peuple de lire, Internet va lui permettre d'écrire."
Benjamin Bayart, 2009
"L'imprimerie a permis au peuple de lire, Internet va lui permettre d'écrire."
Benjamin Bayart, 2009
2009
Cette vidéo a été très difficile à faire, tant les propos de Monsieur Finkielfraut, qui plus est professeur de philosophie à l’école polytechnique (nos pauvres enfants ...) m’insupportent.
Mais il fallait bien le faire.
Il fallait le faire pour la «postérité», pour que nos contemporains, présents et futurs mesurent mieux l’écart générationnel que nous vivons en l’an de grâce 2009. Le combat n’est même par entre les Jeunes et les vieux, entre les barbares et les empereurs ou les modernes et les anciens.
Il ne s’agit même pas de défendre la marine à voile au temps de la vapeur, non le mal est connu et bien pire, c’est le mal de gens qui :
• savent tout
• ne se remettent jamais en question
• font l’éloge de la certitude
• qui ne peuvent imaginer qu’ils n’ont pas raison et donc sont certains que l’autre à tort
• qui ne souhaitent en aucune façon une évolution, une modification de l’ordre établi, tant le risque des avantages acquis doit rester de l’ordre de l'immuable
En fait le seul point d’accord avec Monsieur Finkielkraut est l’intérêt que nous semblons porter en la méditation. Mais je doute que nous en ayons la même pratique et en tirions le même bénéfice. Sinon alors, comment être aussi perturbé et sensible aux bruits ambiants, Monsieur Finkielkraut ?
Vous nous présentez un visage qui est tout le contraire de la sérénité et du calme. Pire, cette interview est un attentat à l’intelligence que vous êtes supposer avoir. Vous fustigez l’amalgame, mais vous ne faites que des amalgames, entre un nombre de poncifs revanchards, que l’on sert à tous les systèmes que l’on rehette car on ne les comprends pas ou mieux ... on ne les a pas susciter.
En fait, désolé, Monsieur Finkielkraut, vous n’aurez pas votre lynchage. En tous les cas pas de moi, car cela ne le mérite pas ou plutôt, cela serait trop d’honneur. Je ne veux être ni dans l’amalgame de votre pensée, ni dans le rejet systématique ... mais force est de constater que la tâche est difficile, tant vous avez laissé des traces surprenantes.
Et pour éviter de devoir commenter des choses que je ne comprends pas, je ne ferais pas comme vous, j’en resterais à u sujet que je connais un peu, y ayant voué quasiment la moitié de ma vie : l’Internet.
Et il n’y aura point de foule anonyme et haineuse, mais juste moi, qui remercie chaque jour le Dieu Octets, car ils sont bien moins dangereux que les pavés que nos prédécesseurs ont manipulés. Moins dangereux, mais pas moins efficaces parfois.
Je persiste et je signe ...
Serviteur.
JM Planche (jmp @ jmp dot net)
14/10/09
Quand un philosophe rencontre Internet
Ce qu’il y a de bien avec nos élites, c’est lorsqu’elles s’en mêlent ... ou plutôt, lorsqu’elles s’emmêlent ... et surtout pour encore et toujours trouver qu’Internet est le responsable de toutes nos misères.